L'éducation

Nous avons constaté qu'au sein d'une famille nous pouvions relever des préférences alimentaires assez similaires. Cela peut être du à la génétique (voir partie I) mais aussi (et c'est ce que nous allons étudier dans cette partie) à l'éducation.

En effet, nos parents et l'entourage extérieur nous influencent dès le plus jeune âge dans nos choix alimentaires. D'après des études, le nourrisson se souviendrait de l'odeur des aliments que sa mère mangeait régulièrement pendant sa grossesse, et quand il retrouverait ces mêmes aliments plus tard il aurait tendance à les préférer (étude menée par Benoist Schaal, article trouvé sur La Recherche n°443). Le même phénomène se reproduirait pour les enfants allaités. L'autre période de la vie où les parents ont une influence est celle de la diversification alimentaire (à partir de 4 mois). Durant cette période, le nourrisson est face à plusieurs aliments nouveaux et a souvent tendance à rejeter les aliments amers et acides instinctivement. Ce phénomène pourrait être expliqué par le fait que les aliments toxiques étaient souvent amers ou acides. Par conséquent, les hommes ont pris le réflexe instinctif de rejeter les aliments ayant cette saveur. Mais cette aversion n'est pas définitive puisqu'un grand nombre de personnes (adultes) aiment des aliments amers (endive, café...). Nous avons pour hypothèse que c'est la prise répétée de ces aliments qui permet de "combattre" l'aversion. Nous avons donc réalisé une expérience pour vérifier notre hypothèse.

Objectif : montrer que l'habitude et le fait de goûter un aliment à plusieurs reprises peuvent faire disparaître une aversion et ainsi influencer nos préférences alimentaires

Population étudiée : 3 personnes de 16 ans (Irina et Emilie + une camarade de classe)

Durée de l'expérience : 5 semaines

Protocole :

- Faire goûter un aliment à plusieurs personnes qui ne l'aiment pas (ici des olives)

- Une de ces personnes goûtera à nouveau l'aliment en question à la fin de l'expérience (5 semaines plus tard) sans en avoir mangé entre temps. Cette personne sera considérée comme le témoin de l'expérience

- Les autres personnes devront goûter la même quantité de cet aliment (une olive) tous les jours durant toute la durée de l'expérience

Résultats attendus :

Nous pensons qu'à la fin des 5 semaines, la personne témoin n'aimera toujours pas les olives mais que les deux personnes qui en ont goûtées quotidiennement les apprécieront.

Résultats obtenus :

Après 5 semaines, la personne témoin n'aimait toujours pas les olives. Quant à nous (Irina et Emilie), nous n'étions plus aussi dégoûtées devant une olive. Irina en était même venu à les apprécier même si par réflexe elle les repoussait si on lui en proposait une. Emilie trouvait encore le goût amer de l'olive dérangeant, mais ne faisait plus la grimace quand elle en mangeait une.

Interprétation et exploitation :

Dans notre cas, avec l'habitude, l'aversion a été diminuée.

Néanmoins, pour avoir des résultats plus exacts et valables, il aurait fallu mener cette expérience sur un nombre de personnes beaucoup plus important. Cependant, il était difficile d'obliger des personnes à manger un aliment qu'elles n'aiment pas, tous les jours pendant un mois (en plus du fait qu'il n'est pas très agréable de manger un aliment que l'on n'aime pas, cela aurait aussi impliqué des dépenses car il fallait avoir de quoi goûter tous les jours pendant un mois).

Il aurait aussi fallu que l'expérience dure plus longtemps (un an par exemple) pour voir si l'aversion aurait pu totalement disparaître.

Mais surtout, l'expérience aurait certainement mieux fonctionné si elle avait été réalisée sur des nourrissons ou des enfants en bas âges. En effet, de 4 à 9 mois, durant la diversification alimentaire, le nourrisson a encore des goûts très influençables puisqu'il découvre sans cesse de nouveaux aliments. De 3 à 6 ans, les enfants ont eux aussi beaucoup d'aversions qui ne sont pas définitives mais sont seulement le fruit de la néophobie : ils ont peur des aliments jamais vus. Puis, de 7 à 12 ans les aversions sont souvent dues au fort caractère de l'enfant, qui veut s'opposer à ses parents. Mais à partir de l'adolescence, quand une personne a une aversion pour un aliment, elle est souvent due à des facteurs plus irréversibles comme la génétique (partie I) ou à un souvenir traumatisant (voir sous-partie sur les souvenirs). L'aversion a donc plus de chance d'être irréversible à partir d'un certain âge. L'expérience fonctionne ainsi moins bien.

Nous avons donc vu que l'habitude est capable d'influencer nos préférences alimentaires, mais aussi que l'âge est un autre facteur important. Ce dernier point peut-être vérifié par les résultats de notre questionnaire. En effet, nous avons pu constater des différences de préférences alimentaires entre les tranches d'âge et des similitudes au sein de celles-ci. Par exemple, en dessous de 10 ans, les enfants ont tendance à préférer le sucré, en second le salé, puis l'acide et enfin l'amer. A partir de 11 ans, les personnes se mettent à préférer le salé plutôt que le sucré, qui passe en deuxième place, l'acide et l'amer, restent en dernier. Cette tendance reste la même jusqu'aux alentours de 60 ans où l'amer remonte un peu dans le classement en devançant l'acide. Des différences sont aussi visibles avec les plats préférés : les adolescents préfèrent les aliments gras (fast-food) et sucrés, puis plus tard les personnes se mettent à préférer les légumes et le fromage et d'autres aliments non transformés et plus sains (ce dernier exemple est certainement du au phénomène de la mode, explique à la partie III) . De plus, les personnes affirment que leurs préférences alimentaires ont évolué au cours de la vie, ce qui confirme notre hypothèse sur l'âge.

Nous pouvons donc dire que l'éducation et l'âge sont deux facteurs  pouvant expliquer le fait que nous ayons des préférences alimentaires plus ou moins différentes.

Thème : L'individuel et le collectif

Matières concernées : SVT, Sociologie

Notre groupe

Trois élèves de 1°S2 :

Irina VAILHE

Pauline PAILHOUX

Emilie COMBRES

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